Le Comité général de l’Union Départementale CGT de Paris réuni le jeudi 11 mars 2010 à Montreuil convoque le 17è Congrès pour le mois de décembre 2010. Il acte son ordre du jour :
Les débats du Comité Général ont mis en avant les priorités de travail jusqu’au 17è Congrès. Il s’adresse à l’ensemble des bases syndicales CGT de Paris pour impulser leurs mises en œuvre.
Les salariés sont de plus en plus durement touchés par la politique du gouvernement et du patronat, en harmonie avec les politiques libérales de l’Union Européenne. Ces politiques sont mises en œuvre en violation des droits fondamentaux résultant notamment de la Constitution Française et de la Déclaration es Droits de l’Homme et des pactes des Nations Unies de 1966 (droit au travail, à la santé, à l’éducation, à la protection sociale, logement).
Le capitalisme a généré une crise financière dont il entend faire payer les effets à l’ensemble des salariés.
Privatisations ; délocalisations ; bas salaires ; chômage ; remise en cause de la protection sociale (maladie, famille, retraites) ; déréglementations ; suppressions et privatisations des services publics ; éducation nationale, culture, logement ; casses industrielles ; attaques aux libertés individuelles et syndicales ; précarisation du salariat et de la jeunesse ; exclusion et marginalisation de millions de salariés menant à un appauvrissement d’une partie de plus en plus importante de la population…
La crise financière n’a absolument pas amené les gouvernants et le patronat à remettre en question le capitalisme qui gouverne notre société depuis des dizaines d’années. Au contraire, les grands groupes continuent d’annoncer des profits colossaux et distribuent de manière indécente des dividendes, à l’instar des milliards d’euros reversés aux actionnaires du CAC 40 pris sur les 49 milliards de bénéfices et des 580 milliards de dollars dans les paradis fiscaux.
Les salariés ne sont pas résignés pour autant. Les directions ont de plus en plus de difficultés à faire admettre leurs choix de gestions. De très nombreux salariés se battent, font grève et agissent pour les salaires, l’emploi, l’amélioration des conditions de travail, la santé, l’amélioration des services publics, leur régularisation…
Une telle situation exige de tout mettre en œuvre pour développer les luttes, les faire converger et renforcer la CGT en nombre d’adhérents sur l’ensemble de la capitale.
Le Comité Général décide d’un plan de travail avec l’ambition de développer l’activité revendicative afin d’établir un rapport de force favorable aux salariés.
Retraites – emploi - salaires
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Le comité général appelle la totalité des structures de la CGT à tout mettre en œuvre pour la réussite de l’action du 23 mars. Il reste 12 jours pour que syndicats, unions syndicales, unions locales multiplient les initiatives envers les salariés, demandeurs d’emploi, retraités, étudiants pour qu’ils soient fortement présents à la manifestation. Pour que partout où nous sommes organisés des appels à la grève soient lancés. Organisons des départs collectifs vers la manifestation et développons une forte visibilité des entreprises et de la CGT sur le cortège.
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Dès maintenant il nous faut prendre des dispositions pour informer les salariés, faire connaître nos revendications, diffuser les tracts, organiser des informations syndicales, des demie-journée d’études et appeler le maximum de militants à participer à la journée d’étude départementale du 16 mars.
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La lutte pour pérenniser nos régimes de retraites par répartition et reconquérir les acquis perdus depuis 20 ans, doit s’appuyer sur le tryptique emploi, salaires, retraites et demande une mobilisation de l’ensemble des salariés, chômeurs, jeunes et retraités dans la durée, de manière déterminée. Nous réaffirmons qu’il s’agit d’un enjeu de société qui nécessite un engagement sans précédent et dans la durée de toute la CGT auprès des salariés en engageant dès maintenant une campagne en direction des salariés.
SantE
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Notre système de soins est en danger. La déstructuration engagée des hôpitaux de l’assistance publique à Paris et en banlieue est sans précédent. Les conséquences pour les usagers sont dramatiques. Rien que sur Paris la loi Bachelot vise au regroupement/fusion des 38 hôpitaux de l’AP-HP en seulement 11 groupements hospitaliers, engendrant la fermeture d’hôpitaux, de nombreux services et la suppression de minimum 2 600 emplois.
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Tous les hôpitaux (généraux et Psy) et centres médicaux de proximité publics ou avec mission de service public à but non lucratif sont concernés.
L’application de la Loi HPST, baisse des budgets de fonctionnement, suppression des conseils d’administration, changement des règles dans les conseils techniques d’établissement avec affaiblissement des droits des délégués du personnel. Suppression de lits, de postes ; non remplacement ou remplacement par des contractuels, le même constat se vérifie dans tous les établissements.
L’hôpital est devenu une véritable entreprise avec les pleins pouvoirs du directeur de l’établissement. Les patients trinquent avec notamment l’augmentation des forfaits hospitaliers. Avec cette nouvelle logique comptable, le personnel doit toujours faire plus ; augmentation de l’activité avec les mêmes moyens.
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Les nombreuses luttes menées dans ce secteur depuis des mois démontrent à quel point la population est sensibilisée sur ce sujet et prête à se mobiliser.
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Cette bataille nécessite de mettre largement en mouvement la CGT. Il est primordial de regarder ensemble comment les unions locales peuvent prendre en compte les enjeux, comment populariser et construire une plate-forme de propositions à l’échelle de Paris et au delà en région Ile de France.
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A cet effet l’Union départementale réunira les Unions locales les plus concernées et les syndicats des différents hôpitaux de Paris, en lien avec l’Union syndicale de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris.
Services Publics
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Pour défendre, développer et renforcer les Services Publics il est fondamental que nous passions des luttes trop souvent cloisonnées à des ripostes convergentes. Notre ambition est la conquête de nouvelles missions de services Publics.
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Cela nécessite des actions qui rassemblent salariés, usagers et habitants. Les luttes dans ces secteurs sont nombreuses et constantes : La Poste, la santé, services territoriaux, transports, éducation, petite enfance, culture, télécoms, ministères, logements, distribution de l’eau, énergie… La multiplication de ces luttes représente un atout, à condition que nous nous appuyons dessus pour développer les convergences pour construire une lutte interprofessionnelle.
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Le Comité Général décide la tenue d’une journée de travail sur les Services Publics le 11 mai et décide d’une sensibilisation régulière de toute la population.
Travail du dimanche et dérèglementation des horaires
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Là aussi il s’agit d’un véritable enjeu de société. Gouvernement et patronat ont développé une stratégie pour tenter de banaliser le travail du dimanche. Cela concerne la totalité du salariat. D’une part les salariés du commerce sont fragilisés sur cette question par la politique des bas salaires qui permet au patronat de laisser croire que travailler le dimanche serait la solution. Or le véritable enjeu pour le patronat c’est bel et bien de déréglementer tous azimuts pour diminuer la rémunération globale du travail. Dans le même sens, les ouvertures de magasins en nocturne se multiplient.
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C’est d’ailleurs un des éléments qui transparaît dans les projets du Grand Paris, et l’on voit bien les conséquences prévisibles, et déjà amorcées pour les salariés des services publics avec l’allongement de l’amplitude des jours et heures d’ouvertures (crèches, transports, postes…). Mais est également à l’ordre du jour avec ces deux projets la désindustrialisation de la capitale, pour développer une région Ile de France dédiée aux affairistes, à la financiarisation et au commerce.
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Ce qui se passe dans le commerce est donc très structurant à Paris. Notre Union syndicale des commerces et services a donc engagé une démarche unitaire. Un Comité de liaison intersyndical CGT-CFDT-CFTC-FO-Solidaires vient d’être mis en place. Ses objectifs sont d’imposer le respect des lois (code du travail et conventions), d’empêcher toute extension du travail le dimanche et de zones touristiques et de développer des initiatives de luttes, comme au mois de juin, pendant la prochaine période des soldes.
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Le Comité Général engage l’ensemble des structures de la CGT de Paris à participer à la construction d’initiatives unitaires pour combattre les ambitions du patronat sur cette question fondamentale.
Réduction des inégalités femmes/hommes
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A Paris l’écart moyen des salaires entre les femmes et les hommes est de 27% au détriment des femmes. Cette situation s’ajoute à une précarité beaucoup plus importante pour celles-ci, avec le temps partiel imposé, la suppression d’acquis notamment sur leurs retraites…
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La loi prévoit que les négociations annuelles obligatoires (NAO), doivent aborder la mise en œuvre de mesures pour réduire ces inégalités. Les militants de la CGT ne connaissent pas encore suffisamment et de manière uniforme les textes. Le Comité Général décide la mise en place d’une journée de formation en direction des dirigeants et militants de la CGT afin de développer et consolider nos actions en la matière.
Travailleurs sans papiers
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l’union départementale de Paris, l’ensemble de ses unions locales et ses militants sont fortement impliqués dans cette lutte qui dure depuis 25 mois.
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L’acte 2 de la grève des travailleurs sans papiers est engagé depuis cinq mois. 6 000 travailleurs se sont mobilisés. Leur détermination a permis de marquer des points face au patronat. Celui-ci est aujourd’hui contraint de reconnaître l’existence de dizaines de milliers de travailleurs sans papiers dans des milliers d’entreprises sur tout le territoire. Le patronat ne peut plus contester que ces travailleurs sont intégrés à l’économie du pays et certaines branches ne nient plus que ces salariés doivent être régularisés.
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Il faut maintenant contraindre le ministère du travail à ouvrir des négociations sur la régularisation des travailleurs sans papiers.
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Un effort particulier doit être entrepris pour la régularisation rapide des grévistes.
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Le comité général appelle les militants CGT de Paris à participer à toutes les initiatives actuelles et à venir pour aller vers la victoire.
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Le comité général engage les 1 500 bases CGT parisiennes à répondre très rapidement et massivement à la solidarité financière. Nous ne pouvons penser que les 6 000 travailleurs en lutte et en grève depuis cinq mois puissent gagner sans une solidarité exceptionnelle.
Vie syndicale
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La résolution n° 4 du 49è Congrès prévoit que « chaque syndicat de la CGT tiendra avant le 31 décembre 2011 un congrès ou une assemblée générale des syndiqués afin, notamment, d’examiner s’il convient de modifier son périmètre professionnel et territorial. »
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La résolution n° 5 du 49è Congrès prévoit que « des conférences territoriales interprofessionnelles de syndicats devront être organiser avant le 50 e Congrès confédéral ». Ces conférences s’organiseront avec les UD, UL et comités régionaux. Chaque fédération concernée sera partie prenante de ces conférences.
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Ces conférences examineront l’état des forces organisées des territoires concernés, les modes de fonctionnement des structures territoriales, UD et comités régionaux, ainsi que le travail commun à faire progresser avec les champs professionnels.
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L’objectif de ces conférences est de faire émerger des propositions en matière d’articulation, de complémentarité et de mutualisation entre les structures.
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Le comité général décide de travailler ces deux résolutions dans un même mouvement.
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Ce sera l’occasion de faire un état des lieux détaillé de nos unions locales et des bases organisées ; de vérifier si leurs contours correspondent bien à l’implantation des salariés et si les liens entre les UL, les syndicats et l’UD permettent de déployer efficacement la CGT, et de développer un rapport de force durable pour les salariés.
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Ce travail devra prendre en compte l’état réel du fonctionnement de nos structures interprofessionnelles (US, UL et UD), notamment en matière d’accueil des salariés, de moyens financiers et de politique des cadres, d’impulsion de l’activité revendicative et de développement des luttes.
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Cela implique que l’ensemble des directions syndicales de Paris se mobilisent avec un très fort volontarisme, afin que, tant l’état des lieux que les décisions, soient effectivement le résultat d’un réel travail collectif qui s’appuie sur les réalités de la CGT à Paris et que les militants et structures de proximité soient conjointement décideurs, dans l’intérêt des salariés et de leurs luttes. Dans cet esprit, il est fondamental que chaque structure se mette en contact avec le secteur « vie syndicale » de l’UD, pour le tenir informé de toutes les initiatives organisées sur le sujet, pour permettre une réflexion commune.
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L’ensemble de ce travail nous mettra en capacité de tenir les conférences départementales interprofessionnelles avant le 50 e congrès confédéral.
Journée départementale de la « vie syndicale »
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Le comité général décide d’ores et déjà l’organisation d’une journée départementale de la « vie syndicale » de l’UD le 23 septembre 2010.
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L’objectif de cette journée est :
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De commencer à établir l’état des lieux des forces organisées de la CGT à Paris.
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D’examiner avec précision les manques (UL et UD) en matière d’équipes dirigeantes, de politique des cadres et de formation syndicale, afin de travailler le plus vite possible à leur consolidation.
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De faire le point quant à l’utilisation du Cogitiel comme outil d’organisation de la CGT à Paris.
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De déterminer des cibles phares et de travailler la campagne de syndicalisation et des temps forts de renforcement.
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Faire un point d’étape avant le congrès de l’UD, concernant la mutualisation des moyens.
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Le comité général décide de construire une formation de formateurs sur les nouvelles règles de représentativité syndicale, et donner les moyens techniques sur la transparence financière afin que les structures CGT de Paris puissent être en capacité de former et d’informer les militants, syndiqués et salariés de la capitale.
Paris, le 11 mars 2010
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