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Journée internationale de lutte pour les droits des femmes Un 8 mars qui fera date

vendredi 17 février 2017

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, ce 8 mars a été l’occasion en France et dans le monde de démontrer la combativité des femmes et leur détermination à défendre leurs droits et libertés. Un appel à la mobilisation à la grève a été lancé dans 40 pays suite à la mobilisation des islandaises, des polonaises et des américaines, avec le soutien de la Confédération Syndicale Internationale. La Confédération Européenne des Syndicats, dans le cadre de sa campagne pour l’augmentation des salaires (#payrise), appelait également à la mobilisation contre les inégalités salariales. En France, la CGT a été à l’initiative du regroupement de 50 organisations syndicales et féministes, appelant à la mobilisation le 8 mars à 15h40, pour dénoncer les inégalités de salaires et le blocage du patronat.

Plus de 300 actions ont été recensées (voir encadré ci-dessous). La diversité des formes d’action et l’utilisation du web ont permis d’élargir la mobilisation. 800 salarié-es du commerce et des services se sont réuni-es en meeting et des milliers étaient en grève pour refuser le travail du dimanche et exiger des contrats à temps plein (actions à Carrefour Market, Casino, Téléperformance, Ipsos, etc.). 500 salarié-es de la propreté se sont mobilisé-es pour exiger un 13e mois et dénoncer les violences sexistes et sexuelles. Des centaines de cadres, d’ingénieures et de techniciennes à Cap Gemini, Sopra Steria, Nestlé, la CNAF, le théâtre de Chaillot, etc. se sont mobilisé-es pour demander la suppression des écarts de salaires. Dans la Fonction publique, les actions organisées ont permis de pointer les responsabilités de l’État employeur. Dans de nombreuses entreprises, notamment dans l’industrie (Aéroport de Paris, Radial, Liebher, EDF, ENGIE, Enedis, SNCF), les hommes se sont mobilisés aux côtés des femmes, conscients que gagner des droits pour les femmes c’est améliorer la situation de toutes et tous.

Le 8 mars en chiffres
310 actions annoncées sur le site 8mars15h40.fr
80 rassemblements, avec notamment 8000 manifestant-es à Paris, 1000 à Toulouse et Marseille, 800 à Rennes, 1000 à Chartres.
180 débrayages sur des lieux de travail.
Des milliers d’initiatives diverses (votations, port de brassard, débats, tractages, etc.)
10 000 actions tweetées sur les réseaux sociaux avec le #8mars15h40
20 000 visites du site 8mars15h40.fr
443 000 vues de la vidéo 15h40

Ce 8 mars marque un tournant et un cap. Les femmes qui se sont mobilisées, les syndicats d’entreprises qui ont fait de cette question une priorité, qui ont construit des revendications et décrypté les inégalités dans leur secteur, ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Le message envoyé au patronat et aux candidat-es aux élections présidentielle et législative est clair. Nous n’accepterons aucun recul ou remise en cause des droits et libertés des femmes. L’obstruction permanente sur les négociations égalité professionnelle, le blocage des mesures qui permettraient de rendre effective l’égalité, c’est fini. Ce ne sont pas des slogans creux ou de vagues promesses qui permettront de mettre enfin l’égalité à l’ordre du jour mais les 20 exigences précises, construites par le mouvement unitaire. Ce 8 mars, les femmes de tous les pays ont montré qu’elles ne laisseraient pas remettre en cause leurs droits. Comme le dit l’appel international à la grève du 8 mars, « la solidarité est leur arme. »

Cette mobilisation renforce la CGT dans sa stratégie de travail commun avec le mouvement féministe et de renforcement de la place des femmes dans le syndicalisme. Plus que jamais, la CGT est déterminée à conjuguer la lutte pour le progrès social avec celle pour l’émancipation des femmes.

Montreuil, le 9 mars 2017


Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l’avortement
Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l’égalité des salaires
Elles étaient en grève en Argentine contre les violences
Elles se sont mobilisées contre Donald Trump aux Etats-Unis
En France, elles étaient des dizaines de milliers à manifester contre la loi El Khomri, puis dans l’action le 7 novembre dernier à 16h34 pour l’égalité salariale et partout, elles continuent à se battre pour leurs conditions de travail.

Nous appelons à l’action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail. Journée internationale pour les droits des femmes, elle est une journée de lutte pour l’égalité.
En 2017, le contexte politique, social et économique international comme national n’offre pas de répit pour tout-es celles et ceux qui œuvrent à plus d’égalité et de justice sociale. La banalisation des idées d’extrêmes droites, la montée des conservateurs dans les élections (aux Etats-Unis, dans différents pays Européens notamment) sont des signes inquiétants pour les droits des femmes, pour les droits des populations qui fuient les guerres, la tyrannie, l’homophobie ou tout simplement la misère.

En France, le contexte social et politique avec les dernières lois (Travail, Macron, Rebsamen...), la répression du mouvement social, comme la banalisation des idées de l’extrême droite obligent nos organisations syndicales et féministes à s’allier pour contrer pied à pied leur propagande mensongère et les reculs sociaux pour les salarié-es, chomeurs/ses, précaires, étudiant-es et retraité-es.

L’égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu’elle participe du progrès social. Laisser perdurer les inégalités entre les femmes et les hommes et s’exercer les violences contre les femmes, c’est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades et les partis qui les portent progressent. Des mesures ambitieuses avec des moyens dédiés doivent être mis en œuvre de façon urgente. Des mobilisations d’ampleur, combatives et solidaires nous permettront de les imposer.

En 2017, nous voulons que cessent enfin les inégalités au travail, en termes de salaires, d’accès à l’emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l’égalité salariale et la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.
En 2017, nous voulons que soit garanti le droit d’accès à l’avortement, à la contraception dont la légitimité est sans cesse remise en cause. Nous voulons un égal accès à la santé et aux services publics garants d’une égalité de traitement pour toutes et tous.
En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes à l’encontre des femmes : au travail, dans l’espace public comme à la maison.
En 2017 nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre : à l’école, dans les médias, dans la vie publique et privée.
En 2017 nous voulons le partage des tâches domestiques et des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes

Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart en moins que les hommes. Ceci signifie donc que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40.

Aussi, nous appelons à faire du 8 mars 2017 une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes.
Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, nous appelons à des arrêts de travail à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail.

Le 8 mars à 15h40 toi aussi tu peux faire grève !

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples. Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.
Le 8 mars à 15h40 : toutes et tous dans l’action, toutes et tous dans la grève

Premiers signataires : Association Nationale des Etudes Féministes, ATTAC France, CGT, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Collectif 52, Collectif Georgette Sand, Collectif National pour les Droits des Femmes, Femen, Femmes Solidaires, Féministes plurielles, Femmes Egalité, FSU, La Brigade antisexiste, Les Effronté-e-s, Les Glorieuses, Marche Mondiale des Femmes, Osez Le Féminisme, Paye ta Shnek, Planning Familial, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL ….

Nous appelons nos organisations à :

-  Se réunir en territoire pour décliner l’appel et prévoir au moins une initiative le 8 mars à 15h40, sur une place publique ou sur un lieu de travail
-  Organiser des rassemblements et/ou des manifestations, par exemple à 15h40
-  Demander des audiences aux préfectures et sous-préfectures pour remettre les propositions « en 2017 nous voulons »
-  S’inscrire sur la plateforme de mobilisation qui sera disponible début février
Les organisations syndicales de salarié-es appellent leurs organisations à :
-  Déposer des préavis de grève pour le 8 mars
-  Organiser des débrayages à partir de 15h40
-  Dans la fonction publique, organiser des heures d’information syndicale à 15h40
Nous mettrons à la disposition de nos organisations début février :
-  Une vidéo d’appel à la mobilisation à diffuser sur les réseaux sociaux (disponible à partir du 15/02)
-  Une plateforme de mobilisation permettant :
o De poster sur une carte de France les actions prévues le 8 mars (disponible début février)
o De soumettre au vote les propositions « En 2017 nous voulons », et de faire remonter leurs propositions.
o De mettre à disposition les propositions les plus appréciées sous forme d’affichettes
o De diffuser le 8 mars toutes les initiatives, avec un système de photos….
o De donner aux volontaires qui souhaitent organiser une action toutes les infos pratiques
-  Un tract
-  Une/des affichettes
-  Un brassard (autocollant et à télécharger)
Action le 8 mars
Le 27 février, les volontaires inscrit-es sur la plateforme recevront un mail pour l’action du 8 mars leur proposant de :
-  Faire grève (avec explication sur le droit de grève…)
-  Participer à un rassemblement (avec lien vers la carte de France)
-  Mettre un brassard physique et/ou sur leur profil FB/Twitter
-  A 15h40 : Plusieurs actions possibles et à préciser, comme rassemblement et photo avec des panneaux « en 2017 nous voulons »…

Tract UD CGT Paris

Appel unitaire pour le 8 mars 2017

Tract CGT pour le 8 mars 2017

Tract UGICT pour le 8 mars 2017

Affiche CGT pour le 8 mars 2017

Lettre ouverte La Ville de Paris contre le droit à l’expression sur l’égalité femmes-hommes le 8 mars 2017