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Réforme ferroviaire : votre service public en danger

dimanche 15 avril 2018

Depuis quelques jours, le Gouvernement monopolise les grands médias pour faire croire aux citoyens que tout va s’améliorer avec l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire. Ne laissant pas aux organisations syndicales la parole ou n’hésitant pas à mentir, les Ministres répètent les éléments de langage pour faire passer coûte que coûte leur réforme. La CGT souhaite répondre par le seul moyen dont elle dispose : la diffusion de tracts par ses militants.

Quel est le contenu réel de la réforme ?
Le texte de loi traite seulement de 3 sujets :

L’ouverture à la concurrence des trains de voyageurs nationaux et régionaux ;
La transformation de l’entreprise publique en société par actions ;
L’arrêt du recrutement au Statut.
Certains sujets sont traités par ordonnance, d’autres par un processus légal classique. Cela ne change ni le contenu du projet, ni le calendrier parlementaire, dont l’échéance devrait se situer en juin 2018.

Pourquoi les négociations n’avancent pas ?
Le Gouvernement se contente d’écouter les organisations syndicales sans jamais modifier le contenu de ses propositions (et même souvent sans les détailler précisément).
Par exemple, la Ministre ne veut pas discuter des motifs qui la poussent à imposer l’ouverture à la concurrence. Aucun constat partagé sur la manière dont ça se passe à l’étranger. Refus catégorique de discussion sur les causes de la hausse des prix pour les usagers par exemple.
Et la Ministre ne veut pas non plus discuter sur les conséquences sociales : quelles dispositions posent problème dans le Statut des cheminots ? Quels droits auront les futurs embauchés ? Que va devenir le Statut pour ceux qui le conservent ?
Le Gouvernement impose ses mesures et renvoie à plus tard le traitement de leurs conséquences.
Pire, questionnée par les syndicats, la Ministre confirme que le passage de la SNCF en société par actions augmenterait les taux d’intérêts de l’entreprise, donc ses coûts de fonctionnement !

Une réforme loin des besoins des usagers
Les retards et suppressions de trains actuels sont le résultat de trois problèmes : le manque de moyens humains (on supprime 2000 emplois par an à la SNCF alors que la fréquentation augmente), l’état de l’infrastructure (il faut rattraper, en 10 ans, le sous-investissement des 40 dernières années) et une organisation des services défaillante (la gestion par activité).
Le Gouvernement ne traite aucun de ces sujets et soutient le statut quo proposé par la Direction SNCF.
Sur les conditions sociales, la Direction SNCF dévoile qu’elle veut remettre en cause
la reconnaissance des diplômes ou les promotions par examen et concours… Loin de
« protections », il s’agit bien de régressions sociales dont ce projet est porteur. […]

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