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1 milliard d’euros, c’est la rente annuelle perçue par les marchés financiers « grâce » à la dette ferroviaire

Rassemblement « Allons dire non au pacte ferroviaire »

dimanche 27 mai 2018

1 milliard d’euros, c’est la rente annuelle perçue par les marchés financiers « grâce » à la dette ferroviaire ;
• 3,2 %, c’est l’augmentation de la productivité chez les cheminots par an contre 1,9 % pour l’ensemble des autres salariés.

Ce 25 mai, le Premier ministre recevra les organisations syndicales en bilatérale pour la seconde fois en 15 jours.

Aussi, il convient d’élever le nombre de grévistes dès les 28 et 29 mai prochains afin de continuer à peser sur les décisions gouvernementales.

ATTENTIFS AUX ANNONCES, DÉTERMINÉS DANS LA LUTTE !

Les annonces qui pourraient être faites sur la dette devront être finement analysées afin de mesurer ce que nous faisons bouger sans se laisser berner par des slogans qui pourraient cacher des efforts supplémentaires demandés aux cheminots.

Par ailleurs, nous ne pourrons nous contenter d’engagements sur la reprise partielle de la dette sans envisager l’ouverture immédiate de négociations tripartites (organisations syndicales, patronat, gouvernement) sur l’ensemble des autres revendications portées par les cheminots en grève.

Nous ne pourrons imposer des négociations de ce type qu’à l’appui d’un rapport de force conséquent.

Les résultats du « VOT’ACTION », le soutien populaire qui reste significatif, l’unité syndicale qui reste solide, sont autant d’éléments de confiance et à valoriser.

Aussi, la Fédération CGT juge nécessaire et indispensable de convaincre la majorité des cheminots à entrer dans la lutte par la grève dès la prochaine séquence.

SOLIDARITÉ FINANCIÉRE : ALLONS- Y !

Les 4 fédérations syndicales de cheminots ont créé une association permettant d’organiser la solidarité financière en direction des grévistes, notamment à l’appui de la cagnotte lancée par les intellectuels et les artistes.

L’attitude inacceptable de la direction sur la retenue des jours de grève ne doit pas nous faire trembler. Aussi la fédération CGT appelle les cheminots à se rapprocher de ses militants locaux et régionaux afin de constituer leur dossier à l’image des 70 dossiers déjà traités qui permettront de reverser une participation financière à celles et ceux qui en ont fait la demande.

Notre grève est inédite à bien des égards, les attaques le sont aussi !

Poursuivons la défense de la SNCF quand d’autres tentent de la descendre.

29 MAI : RENDEZ-VOUS AU SÉNAT

Après le passage à l’assemblée nationale du texte de loi pour examen qui s’est tenu du 09 au 17 avril derniers, le 29 mai prochain s’ouvriront les débats sur la réforme ferroviaire au Sénat.

Le processus parlementaire se poursuit, non sans réaction, certains sénateurs, notamment ceux du groupe CRCE ont bataillé en commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat le 23 mai dernier, pour tenter de contrer certains amendements gouvernementaux. Au-delà, ils ont aussi proposé des amendements offensifs, comme par exemple, la proposition d’intégrer la notion d’inaliénabilité (qui permet de ne pas perdre la propriété, notamment celle de l’Etat) concernant les titres des futures entités.

La Fédération CGT des cheminots a proposé aux organisations syndicales : UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT d’organiser un rassemblement des cheminots devant le Sénat le 29 mai à 12h30 pour interpeller directement les sénateurs, d’une part sur la nocivité du texte proposé et surtout redire que la SNCF, entreprise publique de service public, est et doit demeurer un bien de la Nation au service des besoins des chargeurs et des usagers. Cette initiative doit se décliner dans les régions notamment devant les préfectures.

Une délégation de l’International Transport Workers’ (ITF) sera présente et prendra la parole ce jour-là, afin de témoigner des expériences ferroviaires dans le monde.

En route vers la 12e séquence !
Prochain préavis unitaire du 27 Mai 20h00 au 30 Mai 07h55.


Compte-rendu de la bilatérale à Matignon du 25 mai 2018 :

Une délégation de la Fédération CGT des cheminots accompagnée de Philippe Martinez, a été reçue aujourd’hui à Matignon (comme les autres organisations syndicales représentatives) par le Premier ministre et la ministre des Transports.

La délégation est revenue sur l’ensemble des thèmes revendicatifs en partant du contexte de lutte dans l’entreprise à l’appui du rapport de force après 22 jours de grève (le plus long conflit depuis 1995) ainsi que du résultat de la « Vot’Action ». Le Premier ministre s’est dit très attentif à la situation affirmant, contrairement à la direction d’entreprise, ne pas contester le vote des Cheminots.

Lors de la précédente réunion, les grandes lignes des annonces avaient déjà été faites. La CGT a donc demandé le contenu précis des décisions, sans toutefois obtenir toutes les réponses : reprise de la dette, investissements (besoins, montants, priorités…), amendements au Sénat (nature et portée), étude d’impact sur la transformation des EPIC en SA et coût du capital, volonté de maintenir la suppression du Statut malgré la fonte de son surcoût supposé (10 millions d’euros, soit 20 fois moins que le budget communication), recul de la volonté de concurrence par les Régions (Bourgogne abandonne sa demande), dumping social, CCN de branche, cadrage et engagement du gouvernement dans des négociations à venir avec l’UTP, organisation de la production (réinternalisation et arrêt de la gestion par activité).

Sur la dette, le Premier Ministre a annoncé la reprise de 25 Md€ en 2020 et 10 Md€ en 2022. Sur les investissements, 200 M d’€ supplémentaires/an seront affectés à la modernisation de l’infra.

Notre demande de table ronde tripartite (début juin) avec le Gouvernement, l’UTP et les organisations syndicales a été acceptée, même si le Premier Ministre semble vouloir la limiter aux questions sociales.

Ces annonces sont à mettre évidemment au crédit de la lutte en cours, notamment la reprise d’une partie conséquente de la dette par l’État et l’organisation d’une table ronde début juin. Elles sont liées à la stratégie de lutte dans la durée.

Pour autant, elles sont très loin des attentes des cheminots !

Il nous faut donc poursuivre et amplifier la mobilisation pour gagner sur les revendications. Toutes et tous en grève les 28 et 29 mai 2018 !

Flash info CGT Fédération CGT Cheminots