Communiqué de presse de l’union départementale 75

Le samedi 5 septembre 2026, des instructions étaient données à la Tour Eiffel pour que les salariées femmes s’écartent du passage d’une visite du BAPS, une secte religieuse hindoue d’extrême-droite. Cette affaire, qui a fait le tour des médias, a été rendue publique grâce à la grève menée par les agent·es de la Tour Eiffel le lundi 7 septembre, accompagnée·es par leur syndicat CGT.

Les représentant·es du BAPS étaient présent·es en France pour inaugurer leur premier temple dans notre pays. La CGT, accompagnée d’autres organisations, dénonçait déjà cette implantation dans notre pays. En effet, le BAPS est une secte nationaliste hindoue richissime, proche du dirigeant d’extrême-droite de l’Inde Narendra Modi, et qui prône l’écrasement des minorités. Aucune surprise à ce que cette organisation demande à la direction de la Tour Eiffel d’écarter les femmes. Est-il plus surprenant que cette direction se plie à cette demande discriminatoire et nauséabonde ?

On est en droit d’en douter, quand on connaît le rapprochement important entre Emmanuel Macron et Narendra Modi. Le Président de la République ferme en effet les yeux sur les atteintes aux droits de l’humains perpétrés en Inde, et notamment les massacres de musulmans, pour se faire, une fois de plus, le VRP du capitalisme français.

En effet, Emmanuel Macron a reçu Narendra Modi en France plusieurs fois, et a également voyagé en Inde. Cela aura permis de vendre à l’Inde 114 rafales, pour un marché estimé à 33 milliards d’euros. La France a également pesé pour arriver à la signature de l’accord de libre échange entre l’Union européenne et l’Inde en janvier 2026.

La possibilité pour le BAPS de s’implanter en France est un cadeau supplémentaire. La preuve que les valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité d’Emmanuel Macron sont bien vite oubliées quand il s’agit d’aider les capitalistes à s’enrichir. Il est dès lors peu surprenant que la direction de la Tour Eiffel prenne exemple sur le chef de l’Etat, en fermant les yeux sur le respect élémentaire dû aux salariées femmes.

Quant aux reproches hypocrites adressés par l’extrême-droite à la direction de la Tour Eiffel, personne n’est dupe. L’extrême-droite au pouvoir, c’est, en Inde comme en France, moins de droits pour les femmes.

Bravo aux agentes et agents de la Tour Eiffel d’avoir révélé cette affaire scandaleuse, qui en dit beaucoup sur les valeurs à géométrie variable brandies à tout bout de champ !

Paris, le 16 septembre 2026