Maintenance Industrie, titulaire du marché du nettoyage des centres des Finances Publiques à Paris depuis novembre 2023, n’a pas remis en fin d’année 2024 les chèques-cadeaux du CSE que les salarié.e.s reçoivent chaque année. Après de multiples démarches (pétitions, courriers, rassemblements) les salarié.e.s ont fini par les obtenir le 10 février 2025 Ils et elles ont alors établi leur cahier de revendications et l’ont envoyé à leur employeur. Subissant des temps partiels imposés, ces salarié-e-s réclamaient en priorité des heures de travail en plus sur leurs contrats mais aussi une prime de nettoyage des vêtements de travail.
Dès le début de leur grève le 24 février les grévistes ont cherché à ouvrir la discussion avec leur employeur au siège de la société. Celui-ci n’a rien trouvé de mieux à faire que d’appeler la police.
Pendant 2 mois les rassemblements devant le siège de la société rue d’Annam à Paris 20ème, devant la DRFIP, devant divers centres des Finances Publiques se sont succédé sans résultat autre que la proposition provocatrice d’accorder 0,50 € par mois de prime pour nettoyer les blouses de travail pour un temps plein.
Le 22 avril les grévistes et leurs soutiens sont allés manifester au siège d’ISOR associé unique de Maintenance Industrie, le 23 ils et elles ont déployé une banderole et distribué des tracts dans le musée du Petit Palais au sein duquel Maintenance Industrie entretient la vitrerie.
Il a fallu attendre la fin avril pour que des négociations sérieuses puissent s’ouvrir et le 5 mai pour qu’un protocole d’accord soit enfin signé
Les grévistes qui le demandaient ont obtenu en moyenne une heure de plus de travail par jour, ceux qui n’en demandaient pas ont obtenu une prime mensuelle de 15 € pour 3 d’entre eux, une prime de remise en état égale à 60 % des jours de grève a été accordée. Toutes les revendications n’ont pas été satisfaites mais c’est une grande avancée pour le pouvoir d’achat des salarié.e.s.
Quatre militant.es du Collectif Nettoyage de la CGT, ont accompagné au jour le jour les grévistes. Les soutiens ont été nombreux dans les rassemblements et pour alimenter la caisse de grève : les agent.e.s et militant.e.s CGT des Finances Publiques, les habitant.e.s du 20ème, l’Union Départementale CGT de Paris, les structures syndicales CGT parisiennes, syndicats ou unions locales, des militantes intersyndicales féministes, les élu.e.s de Paris ou député.e.s du Parti Communiste et de l’Après…
Au final les grévistes n’auront pas perdu d’argent après le paiement de la prime de remise en état de l’employeur et la distribution de la caisse de grève.
EPILOGUE : 2evictoire pour la défense d’un militant des Finances Publiques du collectif CGT
La grève à peine terminée un militant du collectif, Fabrice, était convoqué par la Direction parisienne des Finances Publiques lundi 19 mai pour «remise d’un document» dont on ne voulait pas lui communiquer la teneur. Une procédure disciplinaire semblait s’annoncer. Mais au moment de l’entretien un rassemblement de plus de 100 personnes s’est tenu devant la DRFIP. Notre camarade a été reçu au son des tam-tam et des slogans de soutien de ce rassemblement qui réunissait des agent.e.s, des miltant.e.s de la CGT mais aussi de Solidaires et de FO ainsi que des élu.e.s. La Direction a dit qu’il s’agissait d’un malentendu et qu’aucune sanction n’était envisagée. Soulagement et joie ont permis de finir ce rassemblement victorieux de manière presque festive.
LA LUTTE ET LA SOLIDARITÉ ONT PAYÉ UNE FOIS DE PLUS
TOUS UNI.E.S NOUS SOMMES PLUS FORTS