Dans un monde capitaliste en crises, nous assistons à une offensive réactionnaire généralisée, qui se traduit d’abord par le génocide du peuple palestinien qui se poursuit avec la complicité active de nos gouvernements, par les attaques impérialistes des États-Unis avec le coup d’État au Venezuela et le durcissement du blocus imposé à Cuba, par le massacre du peuple iranien en lutte pour sa liberté et ses conditions de vie, par la guerre en Ukraine… Partout, la CGT Paris revendique une paix juste et durable et organisera la solidarité internationale entre les travailleur⋅euses et entre les peuples, pour préserver une planète vivable, ce qui implique notamment l’élimination des armes nucléaires.
En France, l’augmentation du budget militaire va venir accentuer l’ampleur des attaques contre les droits des salarié⋅es, avec un plan d’austérité de 30 milliards de coupes dans les services publics et une loi de financement de la Sécurité sociale qui ne vise qu’à la détruire. La CGT Paris s’engage dans le combat pour le retrait de toutes ces mesures, en s’adressant aux autres organisations syndicales en vue d’impulser une mobilisation contre ce budget, les classes défense, les suppressions de poste dans l’ensemble des services publics (dont 240 enseignant⋅es du second degré), la fermeture de l’hôpital Bichat et de l’Hôtel-Dieu, le service militaire volontaire, le partenariat renforcé entre le ministère de la Défense et France travail…
Dans le même temps, le gouvernement Macron maintient ses cadeaux aux entreprises qui s’empressent de licencier aussitôt ces aides empochées et poussent des réformes de casse du droit du travail, tout en dégradant toujours plus les conditions de travail. Dans le privé comme dans le public, l’État et le patronat marchent main dans la main pour restreindre les libertés syndicales et le droit de grève, notamment en réprimant les syndicalistes.
Dans ce contexte, la CGT apparaît comme un outil vital de résistance pour les travailleur⋅es. Nous devons donc urgemment œuvrer au renforcement de notre organisation, en veillant à ce qu’elle donne toute leur place à l’ensemble des syndiqué⋅es quel que soit leur secteur. La CGT, par la solidarité entre les salarié⋅es et les luttes locales victorieuses qu’elle organise, est un lieu essentiel de résistance à l’extrême-droite.
La lutte des classes que nous menons est indissociable de la lutte antiraciste dans laquelle la CGT Paris s’engage résolument, y compris au sein même de nos syndicats. Nous chercherons à accompagner syndicalement toutes les personnes subissant du racisme au travail quelle que soit sa forme en mutualisant des ressources pour lutter efficacement contre la division raciste du travail, les violences verbales ou physiques, les inégalités de carrière ou toute autre forme de discrimination. Nous combattrons les instrumentalisations de la laïcité à des fins de répression racistes, qui visent particulièrement les femmes perçues comme musulmanes.
L’UD de Paris fera de l’action syndicale féministe une priorité de ce mandat, en particulier en construisant une campagne revendicative coordonnée autour du congé de santé hormonale pour permettre une prise en charge de l’ensemble des troubles hormonaux qui peuvent survenir tout au long de la vie. Nous veillerons aussi à outiller l’ensemble des syndicats CGT parisiens pour lutter efficacement contre les violences sexistes et sexuelles au travail, comme à l’intérieur même de notre organisation.
Devant les élections municipales à venir, la CGT Paris sera vigilante à toute nouvelle attaque des droits des travailleur⋅es, retraité⋅es et privé⋅es d’emploi parisien⋅nes. Sur tous ces sujets, il nous faudra proposer et discuter de la grève ou d’autres formes d’action avec les salarié⋅es, seul moyen de gagner sur nos revendications.