Résolution du Comité général de l’UD CGT Paris du 3 juin 2025
Le comité général de l’UD a débattu largement de la structuration professionnelle de notre organisation.
Il ressort de ces débats que le modèle actuel du syndicat d’entreprise laisse de côté des pans entier du monde du travail. En effet, le capitalisme, avec l’appui des pouvoirs publics, a éclaté l’entreprise et les collectifs de travail, que ce soit dans le privé ou le public, multipliant les statuts de travail vers toujours plus de précarité.
Résulte de ce constat, une faiblesse d’implantation avec près de la moitié des travailleuses et travailleurs sans lien avec la CGT, un isolement d’un nombre toujours plus élevé de syndiqués, avec près d’un syndiqué sur cinq qui n’est rattaché à aucun syndicat, et un grand nombre de syndicats centré sur une seule entreprise, dont les militants sont coincés dans une logique institutionnelle de dialogue social et coupés de l’activité générale de la CGT.
Face à cette réalité, ne rien changer à notre structuration c’est se condamner à laisser la situation se dégrader et rester dans l’incapacité de construire les rapports de force nécessaires pour affronter le capitalisme et gagner sur nos revendications.
Notre comité général considère qu’il est important d’ouvrir le débat pour mettre en place des syndicats territoriaux professionnels à même d’organiser toutes et tous les travailleuses et travailleurs d’un même champ professionnel ou participant d’une même chaine de valeurs.
Cette réflexion doit nous permettre :
- De ne laisser aucun syndiqué sans syndicat, aucun salarié ne devant rester en dehors de la CGT sous le prétexte qu’il n’existe pas de structure apte à l’accueillir comme l’affirmait déjà le 48 congrès confédéral.
- De dynamiser la démocratie syndicale en la sortant des frontières étroites de l’entreprise.
- De mutualiser les moyens syndicaux et financiers afin de développer largement l’activité syndicale vers l’ensemble du monde du travail.
- De renforcer nos capacités de mobilisation et de construction du rapport de force
- De remettre au centre les questions d’identités collectives base de l’identité de classe et rempart au repli sur soi corporatiste.
- De favoriser par la conscience de la dimension territoriale, les liens entre pro et interpro, au plus près des réalités de travail du salariat.
Notre comité général appelle l’ensemble des structures de la CGT a s’emparer de ces questions, à les mettre en débat à tous les échelons de l’organisation avec l’implication de tous les syndiqués pour construire cette structuration professionnelle territoriale afin d’être en capacité de faire face aux enjeux de la période et de faire vivre réellement notre syndicalisme CGT, de classe, de masse et de transformation sociale.