La société Arc-en-Ciel est en redressement judiciaire. Elle est dorénavant gérée par un administrateur judiciaire. À l’issue d’une période transitoire, ou bien une liquidation judiciaire sera prononcée, ou bien elle pourra reprendre son activité si elle est jugée viable. Les salaires dus mais non encore versés sont pris en charge par un fonds de garantie des salaires (AGS) alimenté par les cotisations patronales.

Par trois grèves successives, en 2021, 2022 et 2023, les salarié·es se sont battu·es, avec le soutien du Collectif nettoyage CGT, pour défendre leurs droits. Et n’ont cessé de lutter malgré quatre licenciements abusifs suite à la grève de 2021, malgré la peur, les manœuvres de division, et malgré le fait que les syndicats de l’entreprise, y compris CGT, ont toujours été du côté du patron, tentant de casser les grèves et produisant des attestations à charge contre les salariés licenciés.

À toutes les étapes de leur lutte, les salarié·es ont été soutenu·es par la Ferc Sup CGT de l’Université, par l’UL CGT 5e-6e, et par le Collectif CGT parisien du nettoyage. Ils et elles ont pu compter également sur la solidarité des syndicats de l’Université pendant les grèves.

Au bout de trois ans, le marché du nettoyage à Jussieu a été rompu prématurément par l’Université du fait de prestations insuffisantes. Arc-en-Ciel a dû partir en avril 2024. Mais pendant trois ans (2021-2024), cette société a systématiquement volé les salarié·es.

Grâce à une détermination résolue mais aussi avec l’aide, pour monter les dossiers, d’étudiants de Sciences po, de chercheurs, d’une avocate, du secrétaire général de l’UL CGT 5e-6e en coopération avec le Collectif CGT parisien du nettoyage, soixante des cent vingt salarié·es ont pu récupérer au total 240 000 €. Les procédures aux prud’hommes continuent avec l’administrateur judiciaire et les AGS.

Face à des grévistes déterminés, des syndicats combatifs et à la solidarité de toutes les structures de la CGT et de tous les syndicats de l’Université qui ont permis aux salarié·es de ne rien perdre pendant les grèves, la brutalité patronale a perdu.