Meilleurs vœux de santé, de bonheur et de succès revendicatifs pour 2026 !
Pourtant, cette année commence mal, avec les situations au Venezuela et en Iran, qui viennent s’ajouter à tant de conflits enlisés, dont souffrent notamment les Palestiniens, les Ukrainiens et beaucoup d’Africains.
L’agression militaire US au Venezuela et l’enlèvement du président Maduro constituent de graves violations du droit international. Trump ne cherche même pas à enrober son discours : il s’en prend au Venezuela en raison du pétrole. Et il a des visées sur le Groenland, terre arctique qui appartient au Danemark, pays membre de l’Otan !
Le récent retrait des États-Unis de soixante-six organisations, conventions et traités internationaux vient couronner le tout. Le droit international est fracassé, l’Onu est impuissante, la loi du plus fort s’impose, la violence est la seule règle des empereurs Netanyahou, Poutine et Trump. « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent des monstres », écrivait Antonio Gramsci. C’est le moment de rappeler que pour la CGT, la paix n’est pas seulement l’absence de guerre mais le principe de rapports humains fondés sur la libre coopération de tous pour le bien commun. La CGT continuera à peser dans l’OIT, dont la devise est Si vis pacem, cole justitiam (si tu veux la paix, respecte la justice).
L’actualité internationale, c’est aussi l’accord de libre-échange commercial entre l’UE et le Mercosur. Les grands déséquilibres sociaux et environnementaux vont profiter aux capitalistes et nuire aux peuples. L’accord UE-Mercosur est l’une des raisons de la colère agricole de ce début d’année. La CGT considère que du champ à l’assiette, des questions politiques, économiques, sociales et écologiques sont posées. Y répondre, c’est imaginer un autre modèle agricole, respectueux des paysans, des travailleurs de toute la filière agro-alimentaire, des consommateurs et de la nature.
Heureusement, le pire n’est jamais certain, et les régressions ne sont jamais définitives. Cultivons l’optimisme de la volonté ! Les mobilisations syndicales et citoyennes aux États-Unis pourraient mettre en échec le Parti républicain et Trump aux élections de mi-mandat le 3 novembre. Pour autant, nous ne miserons pas que sur les mobilisations qui se produisent ailleurs, car nous continuerons ici, en France et à Paris, à créer des rapports de force tant sur les enjeux locaux et nationaux qu’internationaux. À Paris, la CGT restera indépendante mais ne sera certainement pas neutre sur les élections municipales. Avec nos exigences sociales et environnementales, nous sommes une force de proposition.
Pour terminer ce moment de vœux, souhaitons, pour les 60 ans de l’UD, que la CGT parisienne soit toujours davantage une force organisée, structurée et efficace.
Benoît Martin, UD de Paris