Depuis le début de l’année, nombreuses sont les luttes à Paris.

Des luttes locales…

Au mois de janvier, les salarié·es de la Biocoop des Fêtes ont signé, après trois semaines de grève, un protocole de fin de conflit qui met un terme à un management toxique et permet l’augmentation des salaires. Les salarié·es de la restauration du musée d’Orsay ont obtenu, après cinq jours de grève, une augmentation des salaires, des primes, la création de postes. Dernièrement, nous avons assisté à la grève victorieuse des salarié·es de l’association Bien chez soi. De nombreuses luttes sont en cours, comme au cinéma UGC des Halles ou encore à la bibliothèque du Muséum d’histoire naturelle. Le courage de ces travailleurs et travailleuses est la démonstration que les victoires sont à portée de main dès lors que l’on construit la solidarité et que l’on s’organise.

… aux luttes nationales et internationales

La proposition de loi de Gabriel Attal a voulu mettre fin au 1er Mai, journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses. Mais, grâce à la mobilisation, ce fut un échec. Le danger n’est pas écarté pour l’année prochaine de voir ce jour férié remis en cause, mais nous saurons être au rendez-vous pour y faire barrage. Et, dès maintenant, nous contestons devant le Conseil d’État le passe-droit octroyé au mépris de la loi aux patrons de boulangeries et de magasins de fleurs. De même, pour la proposition de la loi Yadan qui, sous prétexte de combattre l’antisémitisme, n’avait pour but que de réduire la liberté d’expression, notamment de celles et ceux qui dénoncent le génocide que subit le peuple palestinien. Le gouvernement est en voie de l’abandonner.

Quant à la journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail du 28 avril, elle nous montre combien il nous reste à faire pour améliorer les conditions de travail, pour tout simplement ne pas perdre notre vie à la gagner. Avec trois millions de morts au niveau mondial, le travail tue davantage que la guerre. La France, elle, est la triste championne d’Europe de la mortalité au travail.

La solidarité comme valeur cardinale

De toutes ces mobilisations, la lutte des employées du salon de coiffure du 65, boulevard de Strasbourg marque le paysage parisien. Avec plus de soixante jours de grève et d’occupation du salon de coiffure sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, elle est surtout la preuve que la lutte peut être déterminée, dure, mais aussi joyeuse, à travers les nombreuses initiatives festives et solidaires, et qu’au fond, la lutte est belle !