Editorial de « Nettoyage en lutte »
Dans l’affaire des viols de Mazan, des dizaines d’hommes ont violé une femme. Dans l’affaire Le Scouarnec, un homme a violé des centaines d’enfants. Ces horreurs sont la face la plus terrifiante d’un système patriarcal qui n’est toujours pas jeté aux oubliettes de l’Histoire. Heureusement, ces procès donnent lieu à des mobilisations collectives.
Autre violence, celle de l’extrême droite. Un groupe néonazi n’as pas hésité à attaquer, le dimanche 16 février à Paris, des militant·es internationalistes qui participaient à une soirée ciné-débat destinée à lutter contre l’extrême droite. Dès le lendemain et le samedi 22 février, la riposte antifasciste s’exprimait dans les rues de Paris.
Depuis de longues années, ce sont les Palestinien·nes qui sont victimes des politiques racistes et colonialistes de l’État israélien, qui applique un programme violent et guerrier d’extrême droite. Et dans le monde, à la suite de l’élection de Trump, des influenceurs comme des décideurs politiques mettent le cap très à droite, à son extrême.
Dans le monde du travail, dans le secteur du nettoyage, les travailleuses et les travailleurs sont soumis à la violence des patrons et de leurs hommes de main. Dans une logique de gang, ces gens-là veulent faire peur aux salarié·es. Les femmes et les hommes de ménage ne se laissent pas intimider et bénéficient de la solidarité active des camarades CGT des administrations ou entreprises donneuses d’ordres, ainsi que de l’UD et des unions locales de Paris.
Face aux minorités violentes au service des capitalistes, nous développons la lutte collective, nous misons sur la force du nombre, nous activons les solidarités concrètes. Nous sommes la classe des exploité·es et nous faisons corps pour défendre nos intérêts matériels et moraux. Nous allons particulièrement nous mobiliser à l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, et du 22 mars, journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
Au-delà, nous souhaitons étendre toutes les luttes vers un objectif prioritaire : la mobilisation pour l’abrogation de la réforme des retraites. Les luttes syndicales de 2023 ont permis de placer la question des retraites au cœur des échéances politiques de 2024. Et nous voici en 2025, où sonne l’heure de vérité, alors que la très grande majorité des salarié·es et des citoyen·nes approuvent l’abrogation de la réforme. L’heure est à la remobilisation sociale.
Benoît Martin, secrétaire général de l’UD CGT de Paris