Le 4 avril appareillait depuis Marseille la Flottille française de la liberté pour Gaza. Notre Union départementale a participé financièrement à cette expédition de solidarité pour le peuple palestinien et de dénonciation du génocide en cours. Le 30 avril, des bateaux de la mission de solidarité Global Sumud Flotilla ont été illégalement interceptés par l’armée israélienne, acte de piraterie opéré dans les eaux internationales, à plus de neuf cents kilomètres de Gaza. Le 18 mai, une nouvelle interception illégale a eu lieu et les passagers ont été kidnappés. Cette fois, l’État d’Israël a franchi un pas supplémentaire dans l’ignominie en faisant subir des actes de violence et de torture – que le peuple palestinien connaît trop bien – à des militant·es pacifistes. Ce cauchemar a pris fin le 22 mai avec leur retour. Dans un premier temps, la France a décidé d’interdire de territoire français le ministre de la Sécurité nationale après la diffusion de l’arrestation des militant·es de la Flottille, puis elle a saisi la justice. Cette saisine est une étape importante vers la mise en cause de la responsabilité des autorités israéliennes pour les actes commis contre les volontaires engagé·es dans cette mission civile et humanitaire.
Les violences d’extrême droite se multiplient et sont passées sous silence, comme l’attaque raciste perpétrée par une centaine de supporters de Nice le 22 mai à Paris. Des résistances contre la banalisation de l’extrême droite dans l’espace public émergent néanmoins, à l’instar du Village antifasciste auquel participait la CGT Paris le 8 mai, place du Panthéon, ou le rassemblement organisé par la CGT Spectacle le 30 mai contre la bataille culturelle de Bolloré et de l’extrême droite. Il faut combattre la mainmise de l’extrême droite sur les médias, la banalisation de ses idées, et dénoncer son imposture sur le plan social comme la violence qui lui est intrinsèque.
Si la période semble peu favorable, des victoires sont néanmoins possibles. À noter, la Directive européenne sur la transparence salariale. Le texte ne sera débattu au Parlement qu’à l’automne, alors même que cette directive devait être transposée avant juin. La CGT travaillera donc d’arrache-pied pour obtenir son application, tandis que le patronat et le gouvernement freinent des quatre fers. Enfin, après soixante-dix-huit jours de grève et d’occupation de leur salon de coiffure boulevard de Strasbourg, les grévistes ont obtenu des titres de séjour. Leur combat continuera sur le plan judiciaire pour traite d’êtres humains mais elles ont d’ores et déjà gagné un quotidien plus sécurisant, des perspectives d’avenir et, surtout, une force incroyable née de la lutte collective.
* Lucie Aubrac, résistante de la Seconde Guerre mondiale